La Nuit des zombies, une Absurde séance qui a des tripes
Poches sous les yeux. Teint livide. On ne ressort pas indemne d’une nuit blanche à l’Absurde Séance parisienne, surtout quand elle est consacrée aux zombies ! Au menu de cette ragoutante soirée, qui se déroulait samedi, trois films : Zombieland (présenté en avant-première), Villemole 81 et Braindead.
Je vais surtout vous causer des deux premiers, parce que si vous n’avez pas vu Braindead, je ne peux plus rien faire pour vous. Direction Zombieland, donc.
Funny zombies
Une comédie sur les zombies ? Après Shaun of the dead ? Vraiment ? Bah ouais, vraiment. Et malgré quelques a priori – je pensais m’amuser mais sans plus – Zombieland est une petite bombe ! Gore, drôle et rythmé, ce premier film de Ruben Fleischer est un plaisir même pas coupable du début à la fin.
Mention spéciale à ce grand acteur qu’est Woody Harrelson, impec’ dans son rôle de pseudo cow-boy redneck. On ne peut aussi que remarquer Jesse Eisenberg, le « héros » du long-métrage, qui n’est pas sans rappeler Michael Cera. Dans l’ensemble, rien à reprocher au casting, au contraire.
Visuellement assez bien foutu (ce générique, ce générique !) et faisant mouche presque à chaque vanne, Zombieland n’a en fait qu’un véritable défaut : il manque parfois quelques attaques de zombies, les routes qu’empruntent les personnages étant parfois étrangement vides. On se rattrapera avec une fin complètement barrée et pour le coup chargée en hémoglobine. Mais surtout, le cameo de dix minutes d’un célèbre acteur vaut à lui tout seul l’achat du ticket. Le geek inside you fera un moonwalk de joie.
Ah oui, le synopsis : « Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre. Columbus, le plus jeune, est terrorisé à l’idée d’être dévoré. C’est une poule mouillée, mais sa prudence pourrait bien lui sauver la vie… Tallahassee, lui, est un chasseur de zombies qui ne craint plus rien ni personne. Armé d’un fusil d’assaut, il se donne corps et âme à la seule mission qui compte pour lui : trouver les derniers exemplaires de ses biscuits préférés, des Twinkies, encore disponibles sur Terre. Dans leur périple, les deux survivants sont rejoints par Wichita et Little Rock, deux jeunes filles. Tous ont désormais deux défis impossibles à relever : affronter les zombies et apprendre à s’entendre… » Sortie en France le 25 novembre.
Villemolle 81, un Strip-tease sous acides
Etrange mélange entre l’émission Strip-tease et le film de genre, Villemolle 81 est monté de bric et de broc et c’est ça qui est bon. Les acteurs ne sont pour la plupart pas des pros, l’image est aussi cheap que celle d’une VHS tournée par papa et maman… Un choix assumé qui rend le film assez jouissif.
Les scènes débiles s’enchaînent, portées par des personnages stéréotypés au possible et qui donnent à cet ovni toute sa saveur. Villemolle, c’est frais, et ça sent bon la campagne. A découvrir… où vous pourrez, le film n’ayant pour le moment été diffusé que dans quelques festivals. Il sortira en DVD l’année prochaine.
Synopsis : «Dans le Tarn, personne ne vous entendra crier. Cette année, la commune de Villemolle a décidé de frapper un grand coup en créant un spectacle baptisé « La bataille de Villemolle ». Au même moment, une météorite s’écrase et transforme celui qui s’en approche en zombi. Rapidement, la région est infestée de morts vivants, provoquant la fermeture de la plupart des commerces de proximité. »
Braindead pour finir (jusqu’à 7 h du matin…)
Dommage, la copie de ce film culte était en VF. Mais je le découvrais pour la première fois sur grand écran. Toujours aussi bon après toutes ces années. Rien à dire, à part tondeuse à gazon.


Ouais, clairement l’hilarant Zombieland était la super bonne surprise de la soirée et le caméo que tu as raison de ne pas dévoiler est pour moi un des plus grands moments de l’année ciné
Je me suis grassement marré, c’est clair. Et pour le cameo (caméo ? Je vais la jouer à l’anglaise) faut d’ailleurs faire gaffe sur la fiche casting du film d’allociné, son nom est dévoilé. Faut se garder la surprise, c’est tellement bon (et con).
(attention, je me la pète dans la première, mais après ça va) :
j’ai vu Zombieland le mois dernier à San Francisco. Et j’ai passé un super moment (hotdog dans une main, coca dans l’autre), le film est bien rythmé et vraiment drôle. Et en plus, il y a des vraies trouvailles de mises en scène (incrustation des règles de survie, par exemple).
Quant à celui-dont-il-ne-faut-dire-le-nom… Il était déjà culte, mais là… !