Just Cause 2 : il est free, il a tout compris
On a trouvé le premier vrai jeu bac à sable. Le truc où on peut tout faire péter dans un déluge de feu et de sang, ou simplement prendre le temps de se balader, à la fraîche, décontracté du gland. Et sans s’en lasser au bout de quelques heures.
Pourtant c’était pas gagné. Car Just Cause 2 reprend globalement la même recette que le premier, qui était bien mais pas top. Seulement, de subtils ajouts de gameplay font la différence.
À l’image de ce tout bête grappin, qui rend les déplacements diablement funkys. Juste en pointant sa destination avec le viseur, pouf, on gagne 100 mètres en une seconde. Simple, rapide. Toute la lourdeur habituellement inhérente aux GTA-like s’envole d’un coup. Et ce gadget qui n’en est pas un est au coeur du jeu. Il peut servir à s’agripper à n’importe quelle surface (voitures et motos aussi), à attacher deux choses ou deux personnes ensemble… Les possibilités sont nombreuses, à vous de les découvrir. On peut imaginer des situations un brin perverses et assez jouissives.
Bref, là où je veux en venir, c’est que je ne crois pas m’être senti aussi libre dans un autre soft. GTA offrait une certaine liberté, mais rien de comparable. JC 2 (ça claque JC 2 comme nom, non ?) repose sur un gameplay riche et ouvert, où toutes les folies sont autorisées. Le tout restant suffisamment réaliste dans les phases de tir et de corps à corps, même si quelques imprécisions viennent gâcher – un tout petit peu – la fête.
Le plaisir du joueur se trouve dans ces phases d’exploration, où l’on pique un avion pour mieux le laisser s’écraser quelques kilomètres plus loin. Où l’on se permet des cascades en moto ou en voiture, que même Rémy Julienne il sait pas le faire (t’as vu comment j’ai placé Rémy Julienne ?). Où l’on chope un hélico armé jusqu’aux dents pour faire exploser un oléoduc. Aucun temps mort, toujours quelque chose de plus fou à faire.
La richesse des environnement permet d’éviter tout sentiment de lassitude. Entre la mer, les montagnes, les routes et les villes, il faudrait vraiment être blasé pour bouder son plaisir.

